Depuis qu'un ange est venu frappé à ma fenêtre, je suis devenue dépendante au Paradis.
Il est accroché à la terre par une longue route sans fin bordée par de hautes herbes, de grands arbres sacrés, des vaches, une rivères, des champignons, du fil barbelé... Non je n'ai pas fumé!
A la fin de cette longue route qui n'est presque plus polluée, on perçoit un petit point blanc. Tiens de l'air pur! J'avais oublié l'odeur que ça avait. L'odeur des embruns marins, l'odeur des feuilles balançaient par le vent, l'odeur du sable chaud...
C'est alors que tu vois une énorme tête de Bonhomme. Un énorme monticule de caillou, de La Roche. Si tu n'as pas oublié ce que c'était dans ta ville lointaine et sans vie, tu souris. Ce sourire authentique, vrai suffit pour qu'on te laisse entrer dans le Paradis.
Là il y a des anges partout. Tu peçoit leur lumière. Leur gentillesse.
Tu arrives enfin au centre du Paradis. Une vague magnifique (pour cause un bon vent sud-ouest et une bonne fréquence.). Elle déferle jusqu'à la plage en venant de loin. Des anges narguent les dieux et les mortels en jouant d'une facilité incroyable avec ces ondes (d'un magnifique mètre cinquante pourquoi pas deux... après tout on est au paradis, non?), ces ondes venu des entrailles de leur maîtresse, de leur MER.
Ils semblent marcher sur l'eau, volaient tout doucement... avec élégance, nonchalance ou bien vivacité, rapidité et technique. Mais qu'importe leur façon de se comporter sur l'eau, dans les airs... on ne sait plus, c'est magnifique.
Et quoi de plus magnifique que l'Ange qui vous a emmené voir tout ça, vous propose d'en être un.
C'est alors que mon Ange me donne une partie de ces ailes, me lance sur une vague. Je n'arrive pas à la prendre au vol mais ne me désespère pas et lorsque j'arrives enfin à en prendre une avec les conseils des tous ces anges, je me sens déséquilibrée et tombe. Je sens l'eau m'envahir, entrer dans ma bouche, dans mon ventre, dans mon coeur, m'emmêler les cheveux, me porter et m'emporter. J'adore cette sensation. Je n'ai pas mal. L'air commence à me manquer. Je ferme les yeux. Je me sens emportée par mes ailes. Je sors de l'eau. Mes ailes m'emportent et me portent. Elles font partie de moi, ça y est. Je regarde mon ange qui me souris. Ce sourire m'illumine.
-Ca y est tu es un Ange Charlotte. Un jour tu pourras t'amuser comme nous avec ces vagues, un jour tu quitteras ses ailes déjà utilisées et tu en trouveras d'autre à ta taille, à ton goût et tu pourras en changer quand l'envie t'en viendras.
Maintenant que dire de plus. Je suis dans l'apprentissage, un apprentissage qui durera jusqu'à la fin, la fin de mon éternité.
Maintenant je suis un Ange. Qui l'aurai cru? Malheureusement je suis un ange en vi(ll)e et je déteste tous ses mortels, tous ces mortels qui ne me comprennent pas et me jugent sans me connaître.
J'aime ma nouvelle vie.
Merci mon Ange.
Merci de m'avoir sauvée.